Le week-end des 2006 bis

pictU12   Tournoi Pierre Berbizier

Ils ont marché sur l’eau

Georges Brassens l’a chanté  en son temps : les soirs d’orages peuvent  nous amener à la félicité.

La félicité, le Grall,  le groupe des 2006 du TUC est allé les chercher, et comment, en cette fin d’après-midi orageuse typique au mois de juin sur le Plateau de Lannemezan.

Après une mise en condition sérieuse et appliquée contre l’équipe de Tournay, la température commence à monter avec le Football Club Lourdais au menu : plus solides, plus costauds mais on a l’habitude. La défense 2006 collective et individuelle va encaisser et ne jamais lâcher. Sur les ballons récupérés, les solutions étaient au large et les garçons ont réussi à scorer. 2 victoires et ce sont déjà les locaux du Cercle Amical Lannemezanais à affronter pour la première place de la poule. Du jeu, du jeu, de part et d’autre, jusqu’à plus soif. Dernière action, score de parité et les 2006 jouent encore. Contre du CAL, essai au bout. Les Tucistes sortent deuxième de leur poule, la plus dure,  mais qualifiés pour les demis de l’après-midi.

Les après-midi de tournoi, dans la chaleur, la moiteur,  les corps aspirent plus à la sieste qu’au combat. La préparation musculaire et mentale de la demi est lente, progressive.  Et à 15 heures, les esprits sont à nouveau prêts au combat contre le Football Club Toac Toec Rugby venu à Lannemezan avec de grosses intentions. Les Tucistes vont prendre rapidement de vitesse leur adversaire à 2 reprises puis ne rien lâcher au FCTT. Ces derniers, adeptes du combat au près, passeront la ligne adverse 7 fois pour scorer … 1 seule fois. Combatifs, solidaires et … intelligents les garçons ! Le suspense et la chaleur étouffante de la demi trouvent libération dès le coup de sifflet final. Les Tucistes sont en finale, l’orage éclate, le déluge s’abat sur le stade François Sarrat.

Heureusement, les éléments se sont calmés, les organisateurs tracent  le terrain de la finale U12. C’est le signal, on va la jouer. Ce ne sont pas 12 garçons qui sont rentrés sur le terrain d’honneur de Lannemezan, ni même 17, mais tout le groupe 2006, les 34 qu’a dû affronter le CAL.

Le « Oui TUC » d’avant finale a claqué comme jamais, aussi fort que le tonnerre. Les consignes pour jouer au rugby-piscine coulaient de source : se rapprocher de leur ligne au pied et sécuriser toutes nos passes, sinon … pressing. L’essai libérateur arrive sur un mouvement bien maîtrisé par les Tucistes : à 5 minutes de la fin, touche à 5 mètres de la ligne du CAL gagnée par le TUC. Un première percussion au près avec libération au sol rapide et dans le sens, une seconde percussion identique, 2 passes puis nouveau point de fixation, libération au sol rapide et dans le sens, une passe pour Matthieu qui sur un inter-exter éclair foudroie le dernier défenseur Lannemezanais. Juste comme il le fallait.

Le CAL tentera bien quelques offensives dans les derniers instants, en vain. Lorsque Pierre a bondi au-dessus de tous, bras et jambes tendus, ce n’était pas la foudre qui  était revenue mais simplement le coup de sifflet final. Puis l’explosion de joie de tout le groupe, des parents et des Tucistes 2004 qui ont accouru pour faire la haie d’honneur aux valeureux Lannemezanais. A noter, l’arbitrage parfait d’un ancien du CAL, c’est rare de trouver aussi impartial !

S’en est suivi un moment de plénitude rare avec un ventrigliss géant de tous les garçons, éducateurs,   accompagnés des 2004. Il y a mieux que de gagner le Tournoi Pierre Berbizier !  Oui beaucoup mieux !  Chanter dans les vestiaires du CAL après avoir gagné le tournoi Pierre Berbizier ! Pas plus de secrets, vous le savez, les histoires du vestiaire doivent rester … dans le vestiaire. Ce vestiaire n’a pas changé depuis 30 ans.

Remise du bouclier à l’abri de la pluie et dans la simplicité par Pierre Berbizier en personne assisté des deux présidents du CAL, Bernard et Jean-Philippe.

En repartant fissa vers la fête du TUC avec le bouclier, l’équipe Tuciste 2006 venait d’écrire une nouvelle et très belle page de son histoire. Comme l’a écrit précédemment Pierre, « il va falloir  recommencer,  pas refaire,  mais recommencer ».

« C’était grave bien ! »

Les éducateurs 2006