Le week-end des 2006

pictU12  Matchs au Lévezou contre contre Albi et Lévezou

Par Pierre Fadeuilhe : Le cocktail « journée réussie »

Les amateurs le savent. Pour réaliser un cocktail délicieux, il ne s’agit pas de mélanger quelques ingrédients au hasard. Il faut créer une harmonie de façon à surprendre, ébahir voire émouvoir la personne qui est amenée à le déguster.

Un match de rugby, surtout s’il donne lieu à un long déplacement en bus, est aussi une alchimie qui dépend d’un juste dosage de certains ingrédients.

Trop d’amusement peut quelquefois nuire à la qualité du match et à l’ambiance au sein de l’équipe lors du chemin du retour. A l’inverse, trop de sérieux couplé à des cris d’entraineurs déversant plus leur mal-être que leurs conseils avisés peut enlever le plaisir de la pratique d’un sport collectif.

Pour être réussi, un match de rugby doit être un mélange harmonieux d’ingrédients. C’est ce type de cocktail que les benjamins 2006 ont concocté lors d’un déplacement à Réquista (12), le 1er avril 2017, pour y rencontrer l’équipe locale du Lévézou et celle d’Albi.

En voici la recette.

Prenez une grande dose de bonne humeur qui mêle rire, plaisanterie et futilité. Optez pour une marque de bonne humeur homologuée par des enfants de 10-11 ans, qui se dilue sans s’évaporer, qui s’empreigne sans déborder, qui se diffuse sans écœurer, efficace pour durer du bus aux vestiaires, du pique-nique au gouter d’après-match, des douches au parking du TUC.

Prenez ensuite une dose compacte d’investissement collectif, une volonté de jouer ensemble, une combativité sans faille. Ajoutez-y une pincée de courage et d’abnégation pour faire face à des joueurs adverses aux physiques imposants, bâtis sur l’autel du grand air et de la qualité de la nourriture aveyronnaise.

Rajoutez-y enfin un peu d’eau, moins toutefois que celle de pluie qui s’est abattue sur tous les joueurs durant l’échauffement et une grande partie du match rendant ainsi le terrain très boueux, suffisante pour donner une touche dépaysante à la rencontre.

Pour décorer le tout, rajoutez-y deux victoires en deux matchs, sans prendre un essai et une prestation fort aboutie.

C’est prêt.

Sachez apprécier car le temps de l’enfance est court. Il ne se rattrape pas.