Le week-end des 2006

pictU12  Tournoi de Rieumes

Les victoires du Tournoi de Rieumes

Le samedi 15 avril 2017, les benjamins 2006 du TUC ont participé au Tournoi international de l’école de Rugby de Rieumes. Résumer cette journée sous le seul angle de la victoire finale serait réducteur. D’autres victoires, aussi importantes, ont marqué cette journée.

Une victoire à la Pyrrhus. La première victoire a été celle des éducateurs, consistant à réunir au moins 12 joueurs sur le terrain. Cette victoire est principalement celle d’Olivier F., qui a relancé tous les parents pendant la semaine précédant le tournoi. Le mardi, seuls 11 joueurs étaient disponibles. Le mercredi, la liste de joueurs comptait 14 présents, puis 15 le jeudi, pour redescendre à 13 le vendredi et finir à 15 le samedi, grâce à l’apport d’un joueur non prévu, qui a réveillé son père pour venir participer et d’un autre dont les maux de ventre de la semaine ont disparu comme par magie le samedi matin au réveil. C’est par ce grand nombre de petites victoires que les Tucistes ont évité le plus grand des échecs : le forfait.

La victoire sur soi est la plus grande des victoires. En ce début de tournoi, l’objectif n’était pas de remporter les quatre matchs qui étaient proposés, mais de faire en sorte que les enfants prennent du plaisir à jouer ensemble. Le vainqueur est souvent celui qui attache le moindre prix à la victoire finale et se concentre sur ses ingrédients. La victoire aime l’effort. Elle est aussi le fruit de l’amitié, de la camaraderie. Ensuite, la victoire lors de la première rencontre, celle contre l’équipe de Saint-Lys, en a appelé d’autres après elle. Mais il n’est point de triomphe sans victoire, point de victoire sans obstacles. Chaque rencontre, notamment celle contre le FCTT, a eu son lot d’émotions, de sueurs et d’imperfections.

Il ne faut jamais crier trop tôt victoire. Fort d’une matinée de très grande qualité, les joueurs du TUC ont entamé le premier match de l’après-midi contre Gaillac un peu trop confiants. Les actions collectives du matin ont été remplacées par des tentatives inabouties d’exploits individuels. Mais la victoire est d’autant plus belle que la difficulté de surmonter est plus grande. En privilégiant la force du collectif à la raison du plus fort, le courage et la patience ont forcé la victoire à se déclarer.

Il n’y a pas de petite victoire, il n’y a que des victoires. C’était le mot d’ordre du dernier match de la journée contre Colomiers. Mais le premier devoir d’un vainqueur est d’être juste. Il ne s’agissait pas d’une finale car c’était le dernier match d’une poule unique et l’adversaire qui nous était proposé ne jouait pas la première place. Mais là où certains se seraient contentés d’une lâche victoire à un échec honorable, les joueurs du TUC ont retrouvé les vertus du matin,  joué avant de penser à gagner, pour proposer un rugby de qualité.

Quel que soit l’enjeu, il faut avoir dans la victoire le triomphe modeste. Du triomphe à la chute, il n’est souvent qu’un pas. Comme l’a écrit Jean Rostand : « Après le temps d’orgueil, le temps de modestie : sachons réduire à leur juste mesure nos triomphes ». Vaincre n’est rien, il faut profiter du succès pour construire le lendemain. Tel est l’enjeu du prochain entrainement.

Les éducateurs 2006

Le week-end des 2006

pictU12  Matchs au Lévezou contre contre Albi et Lévezou

Par Pierre Fadeuilhe : Le cocktail « journée réussie »

Les amateurs le savent. Pour réaliser un cocktail délicieux, il ne s’agit pas de mélanger quelques ingrédients au hasard. Il faut créer une harmonie de façon à surprendre, ébahir voire émouvoir la personne qui est amenée à le déguster.

Un match de rugby, surtout s’il donne lieu à un long déplacement en bus, est aussi une alchimie qui dépend d’un juste dosage de certains ingrédients.

Trop d’amusement peut quelquefois nuire à la qualité du match et à l’ambiance au sein de l’équipe lors du chemin du retour. A l’inverse, trop de sérieux couplé à des cris d’entraineurs déversant plus leur mal-être que leurs conseils avisés peut enlever le plaisir de la pratique d’un sport collectif.

Pour être réussi, un match de rugby doit être un mélange harmonieux d’ingrédients. C’est ce type de cocktail que les benjamins 2006 ont concocté lors d’un déplacement à Réquista (12), le 1er avril 2017, pour y rencontrer l’équipe locale du Lévézou et celle d’Albi.

En voici la recette.

Prenez une grande dose de bonne humeur qui mêle rire, plaisanterie et futilité. Optez pour une marque de bonne humeur homologuée par des enfants de 10-11 ans, qui se dilue sans s’évaporer, qui s’empreigne sans déborder, qui se diffuse sans écœurer, efficace pour durer du bus aux vestiaires, du pique-nique au gouter d’après-match, des douches au parking du TUC.

Prenez ensuite une dose compacte d’investissement collectif, une volonté de jouer ensemble, une combativité sans faille. Ajoutez-y une pincée de courage et d’abnégation pour faire face à des joueurs adverses aux physiques imposants, bâtis sur l’autel du grand air et de la qualité de la nourriture aveyronnaise.

Rajoutez-y enfin un peu d’eau, moins toutefois que celle de pluie qui s’est abattue sur tous les joueurs durant l’échauffement et une grande partie du match rendant ainsi le terrain très boueux, suffisante pour donner une touche dépaysante à la rencontre.

Pour décorer le tout, rajoutez-y deux victoires en deux matchs, sans prendre un essai et une prestation fort aboutie.

C’est prêt.

Sachez apprécier car le temps de l’enfance est court. Il ne se rattrape pas.